C’est une technique d’imagerie des seins qui repose sur le principe physique de la résonance magnétique. Cette technique n’utilise pas les rayons X, elle n’est donc pas irradiante. C’est une méthode d’imagerie très sensible pour déceler des anomalies car elle donne des images en 3 dimensions et utilise l’injection d’un produit de contraste par les veines (sels de Gadolinium) pour mettre en évidence de petites anomalies focales de « rehaussement » (une inflammation ou une tumeur capte plus de produit que le reste du sein normal).
L’intérêt de l’IRM mammaire, comparativement à la mammographie et l’échographie, repose essentiellement sur le fait que cet examen soit réalisé avec l’injection d’un produit de contraste veineux. Grâce à cette injection, et l’imagerie en 3 dimensions, s’il existe une petite anomalie dans le sein elle sera mise en évidence plus facilement (zone où le produit de contraste « fuit » des vaisseaux dans le sein).
Découvrez l’IRM mammaire en vidéo au Centre de la Femme de Paris
Le médecin traitant et le gynécologue sont les prescripteurs habituels des IRM annuelles de « dépistage » qui concernent les patientes porteuses d’une mutation génétique ou issues d’une famille « à risque ».
Le radiologue est le prescripteur habituel d’une IRM lorsqu’elle est à réaliser en complément d’une mammo-échographie.
Contre-indications relatives
L’IRM mammaire, est en général pratiquée après le bilan d’imagerie sénologique « standard », à savoir la mammographie et l’échographie mammaire, lorsque le radiologue a besoin d’une technique plus performante pour conclure son analyse.
Voici des exemples de situations où l’IRM est prescrite en complément :
Parfois l’IRM mammaire « remplace » la mammographie, lorsque la patiente est jeune (moins de 30 ans) et qu’il est nécessaire de surveiller ses seins en raison d’une anomalie génétique augmentant le risque de développer un cancer du sein. Il s’agit alors d’une IRM dite « de dépistage ».
L’IRM mammaire sera plus simple à analyser pour le radiologue si elle est réalisée, chez les femmes non ménopausées, entre le 7ème et le 15ème jour du cycle (le 1er jour du cycle étain le premier jour des règles).
La patiente est torse-nu, tout bijou ou matériel métallique doit être retiré (piercing, etc), elle est vêtue d’une blouse en papier. Le/la manipulateur(trice), perfuse la patiente au pli du coude pour préparer l’injection du produit (quelques secondes), puis la positionne allongée sur le ventre sur la table d’examen. Les seins sont calés dans les orifices dédiés et le front repose sur une cale pour permettre la respiration. Un casque audio permet de diminuer les bruits de la machine et de détendre la patiente pendant l’examen en lui permettant d’écouter la musique de son choix. La patiente tient dans sa main une sonnette qu’elle peut activer à tout moment de l’examen si elle souhaite qu’il soit arrêté. La table d’examen est positionnée dans la machine d’IRM qui est un tunnel ouvert aux 2 extrémités. L’examen va ensuite durer une vingtaine de minutes. Pendant la durée de l’examen il est demandé à la patiente de ne pas bouger.
Il n’est pas nécessaire d’être à jeun ou d’arrêter un traitement avant une IRM mammaire. Les bijoux, piercing et lunettes devront être retirés.
Il est demandé à la patiente de venir avec
Non, le positionnement pendant l’examen est étudié pour que la patiente soit confortablement installée.
Oui, le pacemaker est une contre indication formelle. La présence de matériel métallique dans le corps du patient peut poser des problèmes car l’IRM fonctionne comme un aimant puissant, ils sont à signaler au médecin qui jugera de la dangerosité potentielle au cas par cas.
Certaines patientes souffrent de claustrophobie incontrôlable et ne seront pas capables de supporter cet examen. En cas de doute il est conseillé à la patiente de venir voir la machine quelques temps avant le jour du RDV pour discuter avec la/le manipulatrice/teur radio.
L’obésité (> 130 kg) est aussi une contre indication technique à la réalisation d’une IRM.
Non, il n’y a pas de danger concernant la qualité du lait après une IRM. Par précaution, et si cela est faisable, on conseille à la patiente de suspendre l’allaitement 3 à 4h après l’injection.
Oui l’IRM est réalisable et l’interprétation n’est pas gênée lorsque la patiente est porteuse d’implants mammaires. Il n’y a pas de risque de rupture de prothèse, ni de douleurs liées à la prothèse.
Si une IRM est réalisée dans le seul but de rechercher une rupture de prothèse, et que la patiente est jeune et ne présente pas d’antécédents familiaux de cancer du sein, l’examen pourra être réalisé sans injection de produit de contraste.
Notre centre dispose de 2 machines d’IRM situées au 6 rue Bachaumont dans le 2ème arrondissement de Paris.
Le compte rendu de l’IRM est classé selon le lexique BIRADS (Breast Imaging Report And Data Systeme) de l’ACR (American College of Radiology), en fonction du danger potentiel pour la patiente. Un classement de ACR0 à ACR6 est réalisé et la préconisation d’une conduite à tenir adaptée : délai de surveillance, biopsie ou imagerie complémentaire. Un classement ACR1 ou ACR2 signifie qu’il n’existe aucune anomalie suspecte. ACR0 signifie qu’il manque une information pour conclure (comparaison aux anciennes IRM…). ACR3 signifie qu’une surveillance plus rapprochée est souhaitable. ACR4 et ACR5 nécessitent la réalisation d’un prélèvement. Et ACR6 est employé quand une patiente est surveillée en cours de traitement pour une tumeur connue.
Après l’IRM, le radiologue peut prescrire la réalisation d’une mammographie ou d’une échographie « ciblée » sur une petite zone découverte de captation de produit de contraste. Ceci, même si la mammo-échographie récente n’avait rien mis en évidence.
C’est le radiologue qui appelle la patiente en salle d’interprétation pour lui donner les conclusions de son interprétation le jour de l’examen, dans la demi-heure qui suit la réalisation de l’IRM.
Le compte-rendu sous format écrit sera ensuite disponible dans un délai maximum de 3 à 4 jours, la plupart du temps la patiente repart du centre d’imagerie avec son compte rendu écrit. Le compte rendu sera également disponible en format numérique, et imprimable en ligne, sur le site du centre d’Imagerie.
En cas d’anomalie décelée sur l’IRM, le radiologue explique à la patiente ce qu’il est souhaitable de faire. En fonction du type d’anomalie, plusieurs options sont possibles : échographie, mammographie, biopsie, IRM de contrôle. Des rendez-vous pour ces examens sont alors organisés sur place pour accélérer la prise charge, faire gagner du temps à la patiente et diminuer le stress lié à l’attente.